Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 02:49

” En la queue et en la fin
Gît de coutume le venin”
G. Meurier

 

Une atmosphère glaciale régnait dans le tribunal, et les paroles y résonnaient un peu. La fée abasourdie par les questions des juges, leur répondait du tac au tac.

 

Comment ? Non, son chapeau grimoire n’attaquait pas la personne du Grand Sorcier. D’ailleurs elle avait obtenu son aval. Pour y faire une présentation objective contradictoire de l’évolution des espèces. D’abord reprendre la doctrine du Continu, comme déclinée dans les Tables Sacrées. Ensuite y exposer aussi ses propres découvertes. Ses derniers travaux. Ses dernières hypothèses.

 

Non ! C’était un problème politique. La position fragile du Grand Sorcier aboutissait maintenant à la prendre, elle, comme bouc émissaire. Qu’elle eût ici à abjurer ses erreurs sous peine de sanctions cruelles à l’encontre de sa famille. Ses femmes, ses enfants, son bébé encore dans la poche de sa mère, et même ses deux dernières larves marsupiales.

 

Il le fallait bien.

 

Alors, oui, elle admettrait que l’on descendît des dinosaures puis des mammifères tous éteints maintenant. Siècles après siècles, par petites touches, continûment.

 

Que ces deux prétendues grandes extinctions planétaires n’eussent jamais eu lieu. Ni astéroïde catastrophique ni ensuite civilisation démoniaque de mammifères humains anoures.

 

Elle se rétracta sur tout, et les juges souriaient.

 

“Eppur si muovevano… Oui… mais ces humains anoures se mordaient pourtant bien la queue “, répétait-elle tout bas en sortant.

 

“Et… pourtant, ils ne tournaient pas rond… “

 

 

Jean Bailly

 

  Merci une fois de plus à Sylvaine pour son choix joli :)

Par Scrat - Publié dans : Textes
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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /Juin /2010 18:34

La maison gît, ci, déserte
Dans mon cœur glisse l’hiver

Le cadre a marqué
Sur le grand mur dénudé
Mes amours passées

 

 dsc00628-b

Par Scrat - Publié dans : poésie
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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 14:12
Et botter en touche...

Depuis lurette,
Je ne suis fou de balles.
Je ne suis pas canari en cage,
Et au sport jamais ne touche,
Ni le weekend,
Ni en semaine.

Sur gazon maudit ou en tribune,
Pour toujours,
Je botterai en touche.

Oui, car il est vrai
Que dans nos modernes sociétés,
On aime moins se tripoter.
Le touché s’est comme distancié,
Virtualisé.

Toucher n’est pas jouer !

Et je puis vous en conter,
Par petites touches,
Ici.

Même.

Le lundi matin, poignée de main touchante
Pour les garçons et bise pour les filles,
Hors saintes-nitouches.

Et puis pas rester sur la touche,
Travailler en équipe,
Sans épuiser toutes ses cartouches,
Avec une touche de bonne humeur.

Le midi on va manger
Ensemble,
Ce qui n’a trop une drôle de touche,
Sinon, beh, on n’y touche.

Après le café, on fait return,
Et on retourne voir ses touches
D’ordi, et ses messages aussi.

Encore reprendre un ‘tit café
Avec la dactylo,
Oui, celle qui aime la sténo,
Celle avec qui on a une touche.

Hé ! Et touche pas à ma pote,
S’pèce de touche-à-tout.
Pas touche !
Elle est pour moi,
Tu t’es vu - 'touche pas ta bille
Avé les filles.
Just’en info,
Sinon zéro.
Coulé Touché.

Va donc toucher notre tiercé,
Pari sportif,
Et ramène ma part gagnée.

Bon, la journée touche à sa fin,
Bien chargée,
Je rentre.

Je pense à ma dactylo,
En chemin.

Je touche le fond
Et Dubois le concierge.

Ha ! J’espère qu’elle touche...


toucher-au-but-copie-1.jpg
Scrat – Montage photographique photophiltré, maquette 

pour une huile commencèe, procrastinée

Par Scrat
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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 10:27

Ton amour n’est qu’océan de vie...

 

Ton amour c’est la mer qui m’enveloppe.

Épistolaire.

Sur l’air marin de tes mots dits, j’aime.

 

J’aime ce reflet humide posé au creux de ma main,

cette vie, ma vie, qui est Océan,

oui – à la fois simple goutte d’eau et tout l’océan.

 

Un océan de rêve, un océan déchaîné, enchaîné,

qui jamais ne m’indiffère.

L’écume aux lèvres me donne du vague à l’âme,

du rouge corail, soupes aux algues sargasses

qui m’agacent, sagace.

 

Je suis ton poisson pris, ma sirène déchantée.

Je suis, là, ton marin,

et tu ne pénélopes.

Tu m’enveloppes.

En corollaires.

 

Oui, tu es là, toi.

 

Et plonger dans ton regard.

Et tout savoir, tout ressentir,

d’un coup de vent violent et passionné.

Plonger dans ton cœur et frémir, ma main posée sur ta joue.

En joue.

Et puis comme un trésor rechercher la douceur de tes lèvres.

 

Et t’embrasser, t’embrasser, t’embrasser…

 

Juste une simple goutte d’eau,

au creux de ma main,

dans l’océan.

Qui peut-être est l’Amour.

L’amour qui peut être vivre.

Vraiment. Tout simplement.

 

Ton amour m’enveloppe.

Auréolaire.

Et puis un jour, sur le néant,

 

je ferme les doigts...

 

 

Par Scrat - Publié dans : poésie
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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 02:01

 

Par Scrat - Publié dans : poésie
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